Parcs à fabriques majeurs

temple au dieu Pan

 

Le Désert de Retz


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Copyright de l'auteur, <Dominique Césari>
(sauf la vue de la pyramide glacière de Michel SARRAZIN)
Page créée le : 23 février 1999   dernière mise à jour: 11 mai 2002


Notes
  1. Certains veulent voir dans le Désert une oeuvre franc-maçonne, servant de parcours intitiatique. Je n'en suis pas convaincu. Les similitudes évoquées dans le livre de CENDRES-RADIGUET sont insuffisantes pour soutenir une présomption. Diana KETCHAM discute cette question de manière bien plus approfondie et juge improbable une destination maçonnique.

    Toutefois, une bonne partie des fabriques ont une forte charge symbolique : la pyramide, le tombeau, l'obélisque, la colonne détruite ... Racine de Monville n'était pas ignorant en occultisme (qui l'était à cette époque dans son milieu ?). Par une étude géométrique systématique, Michel DRACH vise à démontrer que les fabriques sont implantées selon des tracés régulateurs occultes, en relation avec la numérologie. Je n'adhère pas à ces analyses, mais il ne faut sans doute pas ignorer ces influences dans la conception du Désert.
    Michel DRACH " Le Désert de Retz à la lumière d'un angle particulier " autoédité en 1995. ISBN : 9-782-9509177-0, 90 F plus port, en vente au bureau des amis de Chambourcy et du Désert de Retz ou auprès de l'auteur.

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  2. Le saut de loup ou ha-ha : c'est un simple fossé, complété éventuellement d'un mur encaissé dans le creux et arasé au niveau du sol. Il remplace un mur pour clore un terrain. L'observateur un tant soit peu éloigné ne perçoit plus la limite du domaine, qui se fond ainsi dans son environnement. Par effet pyschologique on a l'illusion d'un espace considérablement agrandi.
    ha ha ou saut de loup

    Le nom de ha-ha viendrait de l'exclamation du Comte d'Artois butant sur ce dispositif lors d'une promenade à cheval. Charmant mais assez douteux.
    D'autre part les puristes font une distinction entre le ha-ha (qui répond au croquis ci-dessus) et le saut de loup.
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  4. Le parcours de Racine de Monville sous la Terreur suscite des interrogations : arrêté comme "complice de l'infâme Orléans, ... d'un sibaritisme connu, dans son château de Chambourcy" il est emprisonné à Talaru. Les détenus y jouissaient d'une relative liberté, Monville s'y distingue par son adresse au volant, malgré ses soixante ans. Son sort devient plus qu'inquiétant quand il est envoyé à la Conciergerie, antichambre du Tribunal Révolutionnaire donc de la guillotine. Mais il en ressort, et est même libéré : première question de taille. Il se dissimule un moment, puis est à nouveau incarcéré à Talaru. Nouvelles interrogations : pourquoi ce revirement ? pourquoi n'est-il pas jugé plus rapidement ? Il est vrai que Monville n'avait rien de subversif et qu'il n'y avait aucun enjeu politique autour de sa personne : mais ça ne préservait en rien, à cette époque où un chapeau de travers pouvait conduire à l'échafaud.

    Dans un premier temps, et sans avoir recherché d'informations à ce sujet, j'émettais l'hypothèse qu'il avait acheté son sursis jour après jour à prix d'or. Sous prétexte de soins, les emprisonnés pouvaient demander leur transfert dans des maisons érigées en hôpitaux avec la complicité des accusateurs publics. Les bénéficiaires différaient l'issue fatale tant qu'ils pouvaient honorer l'écrasante pension journalière exigée.
    Voila un sujet pour remueurs (euses) de vieux documents.
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