Parcs majeurs disparus
 

  Le Moulin-Joly à Colombes


historique
description d'époque
  

 

Charles Henri Watelet (1718-1786), familier de Louis XV et receveur général des finances d'Orléans, aménagea en 1771 un parc sur une île de la Seine et sur sa berge dans la propriété appartenant à sa maîtresse Madame Lecomte. Pour cette création, il bénéficia des conseils d'un de ses amis peintres, qui passa longtemps pour être Hubert Robert, mais qu'on identifie aujourd'hui en Boucher.

Ce parc s'étendait sur plusieurs îles séparées par un réseau de bras. Il était peu étendu, mais en son coeur l'intrication des bras, de la végétation des berges, et des ponts fleuris, formait un remarquable tableau bucolique. Cet ensemble annonce l'esprit des parcs à fabriques. Toutefois il en comportait bien peu : des bergeries et grottes de moindre importance, les ponts flottants, passerelles de bois, et l'authentique moulin incorporé au décor. Le parc fut baptisé "l'île enchantée", il fut célèbre et admiré, de nombreux artistes y furent accueillis, en particulier les peintres Hubert Robert, Elisabeth Vigée-Lebrun et Boucher. La meilleure société le fréquenta, Marie-Antoinette y vint à plusieurs reprises.

Watelet n'était pas qu'un riche oisif. Il était peintre et graveur, sans atteindre le niveau de ses prestigieux commensaux. En 1774 il écrivit son "Essai sur les jardins", contribution à l'acclimatation en France du jardin naturel. Il commença un ample dictionnaire artistique, jugé suffisamment important pour être achevé après lui.

Plus planté que construit, le décor s'évanouit aussi rapidement qu'il était apparu. L'emplacement tirait son nom d'un moulin à eau remontant au 16ème siècle, installé sur le bras formant dérivation (comme l'était le moulin de l'Ile Saint-Denis face à Gennevilliers). Le moulin, jugé dangereux, fut rasé en 1811, sur ordre du Préfet de police.

Le site a été remodelé au moins deux fois pour recalibrer le lit de la Seine afin d'y rendre la navigation plus sûre. Au 19ème siècle les îles furent réunies et le nom de la plus vaste (qui ne faisait pas partie du parc) s'imposa : l'île Marante. C'est sous ce nom que le site est connu aujourd'hui, bien qu'il n'y ait plus d'île, réunie à la berge en 1964/1965. Un peu plus tard elle retrouva un rôle de distraction, toutefois bien plus populeux, car transformée en parc départemental Pierre Lagravère . Pour créer ce parc paysager le relief fut à nouveau bouleversé. Il est absolument impossible de repérer sur place la moindre disposition de l'époque. Quelques gros blocs de pierre équarris pourraient provenir des aménagements du moulin.

 
Le Moulin-Joli par H. Watelet
le maître des lieux montre une façon assez conventionnelle
   


en construction
(ancienne rédaction, à compléter)
 
 

Source : "Histoire de la Ville de Colombes", en vente au musée municipal d'art et d'histoire , 2 av Gabriel Péri à Colombes, téléphone 01 47 86 38 85. Au musée, très belle et très instructive maquette du Moulin-Joly du temps de Watelet.

présentation du catalogue de l'exposition de 2007 au musée d'histoire de Colombes

lire ci-dessous deux descriptions d'époque

voir le portrait de Watelet par Greuze (utiliser la boîte de dialogue)




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Dernière mise à jour: Mardi 22 octobre 2002