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Les fabriques transportées à Jeurre historique plan du parc vues du parc vues des fabriques bibliographie, contacts, liens |
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Le château fut acheté vers 1790 par (manque) . Il fut inquiété mais ne finit pas sur l'échafaud. Le domaine fut racheté par (manque) . Entre 1806 et 1813 il y fit construire par les architectes Bénard et Bonnard les communs et le pavillon de gardien dans un style piémontais, inspiré des campagnes d'Italie.
A la fin du XIXème siècle le domaine passa aux mains des Saint-Léon; il est resté depuis aux descendants. Grand prix de Rome de sculpture, M. de Saint-Léon eut le souci d'orner son parc, en particulier au moyen d'achat de monuments classiques offerts à la vente. Méréville étant dépecé, il acheta en 1895 la façade avant de la laiterie, le temple de la piété filiale, la colonne rostrale et le cénotaphe de Cook. Il les fit démonter, transporter par charrette et les installa dans son parc, distant de 25 kilomètres. Les travaux durèrent quinze ans.
M. de Saint-Léon acquit également une sphère armillaire de la fin du XVIIème siècle et le fronton de l'aile gauche du château de Saint-Cloud, bombardé par les défenseurs de Paris pendant le siège de 1870 pour en évincer les Prussiens, qui fut rasé par la suite, personne n'ayant voulu financer sa reconstruction. Le bâtiment du château de Jeurre est lui-même embelli par l'incorporation de sculptures classiques superbes et l'avant corps de logis du côté de la pièce d'eau provient de l'hôtel parisien d'Anglade en démolition (sculptures de Coysevox).
Cette pratique plus que courante à l'époque, connue sous le nom d'elginisme quand l'acquéreur était étranger et y expédiait son acquisition (de lord Elgin, prédateur du Parthénon au profit du British Museum), aboutit à la promulgation des lois sur la protection des monuments historiques. Dans le cas de Jeurre nous devons à cette inspiration heureuse la joie de pouvoir admirer aujourd'hui les quatre fabriques de Méréville dans un cadre superbe.
Les fabriques provenant de Méréville ont été disposées aux quatre points cardinaux du château. Elles ont été habilement intégrées au parc, exercice difficile auquel s'est prété le grand paysagiste Achille Duchêne.
La colonne rostrale et la laiterie répondent chacune à une façade du château. Elles y sont respectivement reliées par la pelouse et la pièce d'eau, restant ainsi à une certaine distance.
Le cénotaphe de Cook, à un carrefour d'allées dans un bois et le temple de la piété filiale au milieu d'une prairie, sont au contraire largement écartés et indépendants des autres volumes.
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| Plan sommaire établi de mémoire - les allées vers les 4, 5, 7 sont inexactes
d'autres imprécisions sont possibles | ||
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De gauche à droite: la colonne rostrale, le pigeonnier, les communs dans le style piémontais et le château |
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Le buste de Cook est de Pajou. Celui que l'on voit est réputé être une copie, l'original ayant été dérobé dans le parc de Méréville à une date incertaine mais ancienne.
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Temple de la piété filiale : Copie de "Vénus après le bain", par Canova - Porte (image non cliquable) |
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Château de Jeurre
Nationale 20
91433 - Morigny-Champigny
téléphone: 01 64 94 57 43
Visites le lundi, mardi, jeudi, vendredi et dimanche à 10 h et 15 h, le samedi à 15 h uniquement. Fermé mercredi et jours de fête, fermeture annuelle du 15 décembre au 10 janvier. Se présenter à la grille du château à Morigny-Champigny, le long de la N20, dans le sens du retour vers Paris. Une barrière centrale sur la route empêchant les demi-tours, dépasser le château d'un km en venant de Paris, sortir à droite, passer sous l'échangeur et revenir sur la nationale en direction de Paris.
Carte IGN au 1/25000 ème série Top 25 n°2216ET Etampes-Dourdan - 58 F